Et si nous devenions les premières artisanes de nos possibles et de notre liberté ?

Une discussion récente avec une amie m’a fait réaliser à quel point nous n’avons besoin de rien ni personne pour nous enfermer nous-mêmes.

Je crois que notre perception de la liberté est tout à fait erronée.

Ce sont nos constructions personnelles qui élargissent ou rétrécissent notre espace :

  • Parfois, nous nous croyons libres alors que nous sommes nos premières geôlières
  • D’autres fois, nous nous croyons enfermées et sommes plus libres que nous le pensons.

Et si nous repensions notre liberté ?

Et si notre liberté était avant tout intérieure ?

Commençons par le plus simple : nos habitudes, notre vie de tous les jours !

Passer nos journées, les semaines, les années à faire et refaire les mêmes gestes sans leur donner le sens qu’ils méritent nous transforme en automates,  enfermées dans la routine.

Du sens pour notre « travail ».

Lorsque nous cessons de questionner nos gestes, de leur donner du sens, leur répétition nous fait croire que nous existons par nos gestes et pas plus.

J’aime tout particulièrement la parabole du tailleur de pierres. Tailler des pierres est un labeur qui peut être éprouvant. Pourtant, si le sentiment qui habite le tailleur est de construire une cathédrale plutôt que de casser des cailloux, cela fait une grande différence !

Je me souviens également de l’histoire frappante d’un ferrailleur, racontée à propos de l’intelligence du cœur*.

Difficile d’imaginer qu’un tel métier puisse être agréable, qu’il soit possible de lui donner un beau sens ?

Et pourtant, ce ferrailleur parce qu’il était plein d’attentions pour tous ses clients, avait été choisi pour offrir son témoignage à un congrès à propos du rôle du cœur dans nos vies. Cet homme, parce que connecté à son cœur, manifestait de la joie en toutes circonstances dans son travail pourtant si dur.

Il aurait pu mener une vie misérable. Il avait décidé qu’il en serait autrement.

Du sens jusque dans la cuisine !

Dans notre vie personnelle, il en va de même.

Prenons l’exemple de la  préparation des repas de la famille. Elle peut occasionner des expériences très différentes. La lassitude se fait plus durement ressentir pour celles qui nourrissent la famille que pour celles qui cherchent à régaler la maisonnée, jour après jour, qui désirent offrir leur cuisine, même simple, avec amour !

Je sais que mon arrière grand-mère maternelle était une cuisinière chevronnée. Je n’ai guère connu la cuisine de ma grand-mère. Celle de ma mère était sommaire et routinière : un fardeau et même une corvée. Je ne me suis pas régalée enfant et je remercie tout de même Maman. Je l’ai vue si souvent se « torturer » l’esprit dès le matin à propos des repas de la journée ! Grâce à elle, j’ai décidé de vivre cette expérience tout autrement !

Le sens que nous donnons à nos expériences nous libère ou nous enferme.

Qui voulons nous être au travail, à la maison ?

Poursuivons par notre esprit avec nos convictions, nos jugements

Chaque fois que nous sommes convaincues, nous figeons les possibles. Nous nous enfermons dans une « réalité » limitée.

Quand nous limitons les autres

Lorsque nous affublons une personne d’un qualificatif, nous contribuons à figer l’évolution de son être. Nous « enfermons»  notre relation avec elle dans un schéma limitant**.

Par exemple, lorsque nous disons d’une personne que c’est une voleuse, nous ne lui accordons pas la possibilité d’être honnête.

Dans les Misérables, le prêtre auquel Jean Valjean vole son argenterie donne à l’ancien forçat la possibilité de vivre à nouveau comme un homme debout, honnête***

Quand nous limitons nos proches

Lorsque nous « jugeons » un membre de notre famille, nous ne donnons pas d’espace à un autre possible.

Lorsque nous émettons un jugement positif ou négatif à propos d’un enfant, nous le « qualifions », le réduisons : un enfant félicité pour sa générosité se forcera à être généreux, un enfant critiqué pour ses pleurs apprendra à retenir ses émotions.

Lorsque nos mères sont trop dures envers nous et que nous persistons à les réduire à leur autorité, à leur méchanceté sans voir au-delà, nous figeons la relation mère bourreau – fille victime.

Certes, il nous en faut du courage pour dépasser cette réalité douloureuse. S’aimer plus et mieux est nécessaire. S’accorder ce que notre mère n’a pas pu nous donner est crucial.

Commencer à guérir de ces mauvais traitements est une étape importante. Quand l’apaisement en soi est suffisant, il devient alors possible de transcender le passé, de lui donner un autre sens. Il devient envisageable de mettre de côté notre posture douloureuse et de voir nos mères, à leur tour, comme les victimes d’une vie trop rude.

La compassion grandissant, le pardon devenant possible, apparaissent les enfants, les femmes souffrantes qu’elles ont été.

Et une relation nouvelle, « de femme à femme »,  peut commencer et tout changer.

Et que dire des limites que nous nous infligeons ?

Chaque fois que nous décidons d’une impossibilité, nous fermons l’horizon devant nous.

En voici l’illustration avec quelques exemples.

Lorsque nous croyons que nous devons être fortes, autonomes, indépendantes, nous nous croyons libres. Cependant, ce faisant, nous ne nous accordons pas d’être des femmes qui ont besoin d’aide, de soutien. Nous ne laissons pas la possibilité aux hommes de prendre leur place à nos côtés.

Lorsque nous croyons que la vie n’est que difficile, nous ne permettons pas à l’univers de nous envoyer de la douceur.

Lorsque nous n’osons pas croire au succès de nos projets, de nos entreprises, nous nous fermons au flux de l’abondance de la vie.

Et lorsque nous nous refusons l’amour que nous accordons à tous, nous nous fermons tout simplement à la joie d’être !

Le cœur pour libérer les schémas de nos vies

Comment s’y prendre pour changer ?

1 – Identifions les situations qui nous dérangent, nous peinent

2 – Questionnons notre rôle dans la situation

3 – Notons nos convictions définitives

4 – Connectons nous à notre cœur avec la relaxation du cœur****

4 – Nous voici prêtes à envisager et formuler d’autres possibles

5 – Imaginons comment les manifester

6 – Mettons en pratique, pas à pas, avec confiance.

Bien sûr, certains schéma seront plus simples à balayer que d’autres.

Cherchons des évidences de ces nouvelles possibilités pour nous conforter.

Commençons par des petits pas pour faire grandir la confiance.

Si vous vous sentez démunie et/ou avez besoin de soutien, je vous invite à me contacter. Pour en savoir plus sur mon activité, voici le lien vers un article de mon blog :

Conseillère de vie, qu’est ce donc ?

Vous pouvez prendre connaissance du programme « Amour et Abondance » que je proposerai pour la 3ème fois au 1er trimestre 2021****.

*          Raconté sur le site de Heartmath Institute : https://www.heartmath.org/

**        Je parle ici bien sûr des personnes saines psychologiquement

***      Extrait des Misérables : https://youtu.be/3Qphuh8WSms

****    La relaxation Heartfulness https://youtu.be/qaYEn5X_N0Y

***** Pour en savoir plus : https://marianneflorimond.com/entrepreneures-de-coeur-amour-de-soi-et-abondance-2-2/

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